Pendant que le peuple croupit dans la misère et le chaos, la cour royale continue à vivre dans une opulence insolente et vaniteuse. En lisant la presse congolaise hier, j'ai vu des articles ventant les mérites du pouvoir baroque des Nguesso qui vient d'aménager l'aéroport de Pointe-Noire, une bonne chose oui, mais une goutte d'eau dans un océan de misères et de malheurs, l'état policier qui s'est crée au lendemain de la guerre fracticide du 5 juin, prive des millions de personnes de leurs droits et de leurs libertés.
Pays producteur de pétrole, immensément riche, les misérables congolais ne profitent guère de cette manne, car les ½ufs ne sont pas mangés par la poule ou le coq, mais ils sont dévorés par le python, et quand vous arrivez au Congo, on vous dit bienvenu au pays de l'homme des masses et des actions concrètes, mais où sont les changements promis par cette « nouvelle espérance » fantoche, fantasque, brutale, cruelle et policière ?
Les congolais vivent dans des conditions extrêmement précaires, les pluies de ces dernières semaines ont apportés une véritable preuve des conditions inhumaines dans lesquelles mes compatriotes et moi vivons au pays du président de l'union africaine. Les dernières pluies tombées dans notre capitale nous ont rappelé – s'il en était encore besoin – à quel point notre pays est démuni sur le plan des infrastructures de base.
Le général prétorien ne se souci guère du quotidien de son peuple, pour lui et son régime autocratique le plus utile s'est de gouverner et d'imposer sa volonté par tous les moyens, mêmes les plus fallacieux, que le peuple croupisse ou pas, il faut le museler, le diviser et l'affamer.
Le Congo est un pays très pourvu en ressources halieutiques, on vit des périodes très sombres, on manque considérablement d'eau potable, et les coupures intempestives conduisant aux délestages journaliers montrent à quel point l'empereur ubuesque est là pour s'enrichir, même après avoir thésauriser une fortune colossale qui donne le vertige, au pays du monarque Ubuesque les forêts sont mêmes privatisées.
Nous ne comprenons pas qu'il soit affirmé que « la sécurité des personnes et des biens est encore garantie », alors que l'un des départements les plus peuplés du pays échappe au contrôle de l'Etat. De même, il nous paraît inapproprié de parler de cohésion nationale, lorsque vraisemblablement rien n'est fait pour rétablir l'ordre dans une partie de notre nation, dans cette partie du pays l'insécurité est grandissante et persistante.
Ce qui nous interpelle encore ici, est le fait que deux militants des organismes des droits de l'homme croupissent dans les geôles du pouvoir, pour avoir ventiler les pratiques obscures et dictatoriales du régime policier et autocratique du monarque de Oyo.
Des milliers des congolais sont victimes de violences de la part des sbires du régimes, des jeunes subissent des sévices à Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie et même à l'étranger.
Pendant que le peuple vacille dans une précarité étourdissante, le pré carré du pouvoir se prélasse dans la luxure et la débauche, on se demande qu'avons-nous fait pour être gouverné par ces incompétents notoires, ces débauchés ?
Le pays est abandonné, pillé, ruiné, bradé, et des milliers de congolais sont persécutés, humiliés, arrêtés arbitrairement, marginalisés par ce qu'ils sont issus des autres régions, et ou leurs ethnies ne sont pas proches du giron du monarque de Oyo.
Ce sont nos parents, nos s½urs et frères dont le sort ne semble pas intéresser ceux qui sont au pouvoir, ces tigres du Pct. La question que je me pose est la suivante, le monarque et les princes de M'pila habitent-ils le même pays que nous ? Il semble que non, sinon, ils n'arboreraient pas cette autosatisfaction qui ne se justifie pas. Pendant ce temps, les petites gens continuent à subir les vexations et les privations. Tout va bien donc, difficile à croire... pour la majorité de nos compatriotes.
On continue à penser, mais à qui pensons nous vraiment au pays du général prétorien ?