Congo-Brazzaville - Sur les chemins de la désolation .

Congo-Brazzaville - Sur les chemins de la désolation .
Dans ce village, il y aurait une fosse commune, où reposent plusieurs jeunes originaires d'ici: réveillés dans la nuit par un de leur camarade qui leur demandait de le suivre, ils auraient tous été abattus et enterrés, Par les milices de SASSOU les cobras.

Beaucoup de viols ont également eu lieu, et nombre de grossesses ont suivi.

L'infirmier de Missafou raconte qu'il accouche de jeunes mamans de 12 ou 13 ans, ce qui n'était jamais arrivé...
# Posté le jeudi 04 août 2005 21:49

Cet homme s'appelle Denis Sassou Nguesso C'est un criminel récidiviste impénitent.

Cet homme s'appelle Denis Sassou Nguesso C'est un criminel récidiviste impénitent.
L'homme ci-dessus, c'est l'ancien nouveau "Préfet de région", plutôt le "Gouverneur Général du Territoire Français du Moyen-Congo", du Congo-Brazzaville, ancienne colonie française redevenue, depuis le 15 octobre 1997, colonie française sous administration de ELF-AQUITAINE, comme au temps des Compagnies concessionnaires, avec les frères TRECHOT.

Pour ELF-AQUITAINE, avec la bénédiction de l'Etat Français, de quelques lobbies pétro-financiers et d'un petit groupe de quelques Maçons, il tue, il assassine pour assurer la prospérité, le bien-être de la France et des Français. Pas du Congo et des Congolais.

Chaque fois que vous verrez cet homme, posez-lui au moins les trois questions suivantes :

1)- Monsieur Sassou Nguesso, cela fait la deuxième fois que vous vous retrouvez au Pouvoir. Etes-vous déjà arrivé au pouvoir par la voie démocratique, par les urnes transparentes, au suffrage universel ? Sinon, comment y arrivez-vous et avec l'aide de qui ?

2)- Avant de vous auto-nommer "Général d'Armées", avez-vous été, auparavant, soit "Général de Corps d'Armée", soit "Général de Division" ou, au moins, "Général de Brigade" ?

3)- Pourquoi avez-vous assassiné Marien Ngouabi, Alphonse Massamba-Débat et le Cardinal Emile Biayenda, Archevêque de Brazzaville, pour ne citer que ceux-là ? Est-ce toujours pour les intérêts de ELF-AQUITAINE et la France ?

Aujourd'hui, par la main de SASSOU NGUESSO, avec l'aide des troupes étrangères d'occupation (Angola), mercenaires et autres Etats africains interposés, ELF-AQUITAINE, avec la bénédiction de l'Etat Français, n'arrête pas d'assassiner les populations civiles congolaises (hommes, femmes et enfants).
Même les Juges qui s'occupent du Dossier ELF à Paris n'osent pas toucher aux ramifications africaines sous le prétexte de destabiliser le continent. A vrai dire, ce n'est pas la peur de destabilisation de l'Afrique francophone qui bloque les choses ou qui dérange, c'est plutôt le fait de voir voler en éclat tout l'etablishment de la maison France, de la base au sommet, qui fait beaucoup plus peur que tout le reste. Voilà la véritable raison, jusqu'à preuve du contraire.
De toutes les façons, que ELF assassine des milliers, voire des millions d'êtres humains en Afrique, notamment au Congo-Brazzaville, en quoi cela peut-il déranger qui que ce soit en France, dans la mesure où le pétrole continue de couler ?

Dès lors, on ne peut que comprendre pourquoi la France oppose constamment son droit de veto au Conseil de Sécurité de l'ONU chaque fois que la nécessité d'envoyer une force internationale d'interposition ou de paix au Congo-Brazzaville y est évoquée.

Par ce comportement, est-ce à dire donc que c'est la France, par ELF-AQUITAINE interposée et ses lobbies, qui est derrière le programme, en cours, dit de "NIVELLEMENT DEMOGRAPHIQUE" des populations du Sud du Congo (c'est-à-dire épuration ethno-tribal), décidé récemment par SASSOU NGUESSO, en application du plan déjà expérimenté au RWANDA ?

Si l'Union Européenne ne somme pas la France, et donc ELF-AQUITAINE (à défaut d'y avoir un droit de regard), à ce qu'elle arrête ses crimes en Afrique francophone, notamment au Congo-Brazzaville, c'est sûr que ce sont les Africains eux-mêmes qui risqueront de se charger de régler la question dans les années à venir. Alors, on pourra mesurer les conséquences. CAR, LA FRANCE EST UN PAYS QUI N'AIME PAS ETRE CONTRARIE, MEME QUAND ELLE EST EN FAUTE OU QU'ELLE A TORT.

Ainsi, dans l'intérêt et pour la crédibilité de l'ONU et son Conseil de Sécurité, il serait souhaitable, voire indispensable, que tout pays, membre permanent du Conseil de Sécurité jouissant d'un droit de veto, impliqué directement ou indirectement, voire soupçonné dans un conflit, soit d'office écarté des débats afin qu'il n'use pas de son veto pour faire obstruction aux décisions salutaires à prendre en faveur du ou des pays et des populations martyrs.

La Deuxième Guerre mondiale étant terminée depuis plus de cinquante (50) ans déjà, et la guerre froide ayant pris fin depuis la chute du mur de Berlin en 1989, il est inconcevable que les structures et les Institutions de l'ONU n'évoluent pas et ne suivent pas le cours de l'Histoire et du temps.
Ainsi, serait-il plus judicieux que la permanence des membres du Conseil de Sécurité soit rotative, de la même manière que le sont les présidences et autres Secrétariats Généraux des structures et Institutions de l'ONU.
Il est également inconcevable qu'un pays impliqué ou soupçonné dans un conflit, comme l'est la France actuellement dans les Dossiers du RWANDA et du CONGO-BRAZZAVILLE, puisse encore continuer à jouir de son droit de veto et l'utiliser au sein du Conseil de Sécurité et faire obstruction à toute décision, en vue du règlement du conflit.

Actuellement, pour le cas du Congo-Brazzaville, on parle à nouveau d'éventuelles négociations. Et les noms de BONGO et LIBREVILLE reviennent à nouveau sur les lèvres de certaines personnes. On a vite fait d'oublier les échecs de BONGO en matière de médiation et de négociations :

1)- L'Accord de Libreville, 4 août 1993, qui a accouché d'une souris avec le fameux Collège Arbitral International dont la tragédie d'aujourd'hui en est l'une des conséquences;

2)- La médiation de 1997 qui, avec la pression de ELF-AQUITAINE et la France, au lieu de trouver une solution pour arrêter le conflit, a plutôt favorisé le retour de SASSOU NGUESSO au pouvoir, dans des conditions inacceptables, pour nous Congolais.

La confidence de l'Ambassadeur SAHNOUN, Envoyé Spécial conjoint de l'ONU et l'OUA, rapporté par l'hebdomadaire "Jeune Afrique" à ce sujet, n'en est-elle pas l'illustration parfaite ?

En tout cas, si des négociations devaient avoir lieu pour le Congo-Brazzaville, il serait sans doute plus intelligent et judicieux que l'ONU, l'OUA et l'Union Européenne les organisent dans un pays neutre, où la France et ELF n'ont aucune influence, ni sur les Gouvernants de ce pays, ni sur les arbitres des négociations. Les deux exemples d'échecs présentés ci-dessus sont autant de preuves suffisantes pour ne plus faire confiance, ni en la France, ni en Omar BONGO qui, de plus, est le gendre de l'un des protagonistes du conflit armé qui a fait plus de 30 000 morts, du 10 mai au 15 octobre 1997. Nous faisons abstractions des milliers de victimes expiatoires de cette après-guerre et qui continuent de tomber jusqu'à ce jour, conformément au programme d'épuration ethno-tribal dénoncé ci-dessus, avec l'appui de la France, d'ELF-AQUITAINE, de l'Angola, du Gabon, du Tchad, etc...

Nous demandons à la Communauté internationale de prendre conscience et acte de ce document. Parce qu'il ne faudra plus qu'on dise demain :
# Posté le jeudi 04 août 2005 21:43

Le régime autocratique et tyranique de SASSOU s'est livré à des massacres des populations.

Le régime autocratique et tyranique de SASSOU s'est livré à des massacres des populations.
Mpila a-t-il un plan B dissimulé sous la manche ? Certains partisans du pouvoir l'espèrent. Car, quel crédit peut-on encore accorder au procès sur les « disparus du Beach » de Brazzaville après le retrait de Me Ambroise Hervé Malonga, un avocat représentant près de 80 familles ? La question brûle les lèvres de nombreux congolais. C'est que la position adoptée par l'ancien bâtonnier est aujourd'hui partagée par l'écrasante majorité des plaignants : sur la centaine de familles enregistrées à ce procès... seules trois d'entre elles ont daigné se présenter hier mardi au palais de justice.

Si elles ont boudé l'audience, les familles se sont tout de même retrouvées à 13 heures à Bacongo. Là, elles ont continué d'exiger l'exécution des décisions de prise de corps décernées par la chambre d'accusation, leur protection à l'audience et la nomination d'un nouveau juge par le président de la République, cette fois-ci, sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature.

Curieusement, Maîtres Félix Nkouka, Irené Malonga et Quenum, représentant eux-aussi les parties civiles étaient absentes à cette réunion pourtant programmée de commun accord avec leurs clients.

C'est donc contre l'avis de bon nombre de ses clients que Me Félix Nkouka se serait rendu à l'audience d'hier mardi. Ceux-ci auraient du reste décidé de le récuser prochainement.

Par ailleurs, Me Ambroise Malonga devrait donner demain jeudi à Brazzaville une conférence de presse pour éclairer l'opinion sur le bien-fondé de sa démarche.

Comment en est-on arrivé là ? On peut en effet se poser la question. Rappelons que malgré leur réserve quant à l'indépendance de la justice congolaise vis-à-vis du pouvoir politique quelques familles des victimes avaient résolu de participer à ce procès. Ces dernières, sans illusion, espéraient néanmoins trouver là l'occasion de crier leur souffrance, de proclamer leur vérité malgré une instruction bâclée de l'affaire. Hélas ! La machine du pouvoir en place a multiplié les embûches à un point tel que les parents des victimes ont dû se rendre à l'évidence : en l'état, la partie n'était guère jouable; relégués dans la nature, à l'extérieur du prétoire, les parents qui réclamaient la justice pour leurs enfants voyaient arriver dans des limousines, arrogants, les gradés de l'armée et de la police laissés inexplicablement libres de leurs mouvements, libres de terroriser les avocats, les parties civiles ou d'éventuels témoins. Ce ne fut pas la moindre des vexations. Dès lors, le raisonnement des familles coulait de source : comment une justice incapable d'appliquer, de faire respecter ses propres décisions pourrait-elle condamner des officiers qui persistaient à les narguer y compris en continuant d'assister à des matches de football dans des stades de la ville ? Devant les marques d'allégeance de la Cour envers les gradés, devant tant d'injustice, les parents des disparus se sont rebiffés.

Que se passera-t-il désormais ? Nul ne le sait pour l'instant. Pour l'heure, seuls trois plaignants sur cent huit, on l'a dit, se sont présentés à l'audience du mardi 26 juillet (1). Un chiffre ridicule qui fait, on l'imagine, désordre aux yeux d'un pouvoir qui a tenu à organiser ce procès moins pour servir la justice que pour abuser la communauté internationale (2).

D'ailleurs la panique et la nervosité commencent déjà à gagner quelques officiels. En témoigne la déclaration du ministre de la Justice, Entcha Ebia, qui a accusé Me Ambroise Malonga, sans le nommer, de « manipulation », de « menacer la paix », et de se livrer « à des manoeuvres tendant à faire annuler le procès ». Cédant à la dramatisation, mu peut-être par la volonté de faire peur, le ministre en a profité pour apprendre à ses compatriotes, au cours d'une conférence de presse convoquée en urgence, que « les gens se préparent à ériger les barricades à Brazzaville pour empêcher la poursuite du procès ». Et de préciser que « le gouvernement souhaite que le procès ne soit pas transformé en meeting politique [car] il n'est dans l'intérêt de personne, ni dans celui des parties civiles, d'arrêter le procès » (2).

Chiche ! Que le gouvernement, par la voie du ministère public, fasse respecter la loi et en premier lieu le code de procédure pénale fouler au pied dans le prétoire ! Là commence la paix, laquelle n'a jamais été synonyme d'injustice !
# Posté le jeudi 04 août 2005 21:39

Le pouvoir de SASSOU englué dans des crimes inhumains commis en 1999.

Le pouvoir de SASSOU englué dans des crimes inhumains commis en 1999.
Le procès des disparus du beach de Brazzaville suit son cours. A défaut de débats politiques structurés dans le pays, les congolais se délectent des débats juridiques. Et les commentaires vont bon train. Toutefois l'attitude du gouvernement qui s'est précipité de donner son orientation (par un point de presse du ministre de la Justice) après la dé constitution d'un avocat de la partie civile en étonne plus d'un.

Rappel historique.
Du fait de la guerre civile de décembre 1998, des milliers des personnes avaient fui les violences et les combats entre les forces cobras de Denis Sassou Nguesso appuyée par des troupes d'élites de l'armée angolaise et les miliciens ninjas dans la capitale congolaise. La plupart de ces populations trouvèrent refuge dans le Pool et en République Démocratique du Congo. D'après l'Observatoire Congolais des Droits de l'Homme, c'est entre le 5 et le 14 mai 1999 que des disparitions à grande échelle ont eu lieu à l'encontre des personnes qui revenaient vers Brazzaville suite à la signature d'un accord tripartite entre le Haut Commissariat aux Réfugiés, la RDC et la République du Congo. L'association des parents des victimes avait recensé plus de 350 cas de disparition pendant la période allant de mars à novembre 1999.

Depuis leur plainte en 2000 au tribunal de grande instance de Brazzaville, les parents des victimes ont tout de suite dénoncé la volonté du pouvoir d'étouffer l'affaire. Une autre plainte sera par la suite déposée à Meaux, en France, où le Général Dabira, d'abord témoin assisté puis mis en examen sera plusieurs fois entendu. L'imbroglio né à la suite de l'arrestation puis de la libération rocambolesque de Jean François Ndenguet, directeur général de la police congolaise, finit par décider le régime de Brazzaville de faire monter la pression auprès des « amis français », pour que l'affaire soit transférée à Brazzaville, malgré la compétence universelle des tribunaux français reconnue par la cour de La Haye. Comme dans l'affaire Bokassa et les diamants, la France ne se soucie pas des crimes, mais craint les éclaboussures car elle a soutenu Sassou pour son retour de force au pouvoir.

Une procédure viciée

Nous évoquions les nombreux vices qui ont jalonné cette procédure. Par exemple, la vitesse avec laquelle la Cour suprême a déclaré la nullité de la procédure et l'a renvoyée à la Cour criminelle. Placide Lenga, son président, a-t-il craint de porter la responsabilité devant « ses parents » ? Possible, quand on sait que le régime Sassou sait faire jouer des rôles calculés à ses protégés. Me Lenga a dû se souvenir qu'un certain 18 décembre 2003, les cobras avaient débarqué chez lui, tirant en l'air ( ?), sans motif. On ne rappellera plus ici que le Parquet Général, incarné par Me Robert Mbemba, n'a pu appliquer l'ordonnance de prise de corps. Les tentatives d'explication à ce sujet n'ont pu convaincre le grand public. Au contraire, les observateurs ont redoublé d'imagination. On spécule par exemple sur le fait que les officiers supérieurs mis en cause auraient débarqué au tribunal avec leurs écuries pour faire une démonstration de force face à Sassou que l'on soupçonne de vouloir « sacrifier ses compagnons de lutte ».

Cependant, la non prise en compte des exceptions soulevées par les avocats des parties civiles n'accrédite pas cette hypothèse. Au contraire, on spécule davantage sur une somme de plus de 40 millions de francs que la présidence de la République aurait versée à chacun des accusés pour que ces derniers puissent régler leurs honoraires d'avocats. Vrai ou faux, il y a lieu de se demander comment un fonctionnaire congolais, fut-il officier supérieur, peut se payer une dizaine d'avocats qu'il loge dans les plus grands hôtels de Brazzaville, quand on connaît le niveau des salaires actuels.

Certains observateurs vont jusqu'à se demander comment par exemple l'accusé Yvon Sita, qui s'est dit orphelin et sans ressources, a pu se permettre d'exhiber des centaines de billets de francs Cfa au stade Massamba-Débat lors du match Diables Noirs-Saint-Michel de Ouenzé - en jetant aux supporters de Diables Noirs « qu'eux au moins ils ont l'argent même s'ils vont être condamnés », ce qu'il a prouvé dans l'avenue Matsoua, à Bacongo, en achetant des casiers de bière aux passants et autres amis au bar le Wallace - ? Il ne s'agit là que de simples interrogations de journaliste, bien sûr !

Les exceptions soulevées par la partie civile ont sûrement eu le mérite de donner une nouvelle orientation au procès. Bien qu'on sache en tout cas que dans notre pays gangrené par la corruption, l'arrivisme, la concussion, l'amalgame des institutions et autres dérives totalitaires, la justice est au service de l'exécutif. On se rappellera d'ailleurs de ce magistrat qui, lors de la prestation de serment du président de la République en 2002, ne tarit pas d'éloges pour le guide éclairé tout en critiquant le régime du président Lissouba. Le métronome pesa en sa faveur puisqu'il fut nommé ministre de la République. Bien sûr, il ne faut pas confondre le doute et la preuve. Mais un régime si complaisant pour les siens, va-t-il recommander la sévérité à l'encontre de ses protégés ? Les agissements douteux des ministres qui altèrent même la réputation de tout le système laissent indifférents et le président de la République et les magistrats. Serait-ce un réveil subit de l'appareil judiciaire si jamais les charges contre les accusés exigent les sanctions nécessaires ? Les congolais n'attendent que de voir.

L'épouvante de la perturbation de la paix

Après l'incident créé par un avocat de la partie civile dont les exceptions ont été réfutées par la Cour criminelle, le gouvernement de la République, par la voix de son ministre de la Justice et des Droits humains, a donné la mesure du caractère explosif de ce dossier. Un point ou une conférence de presse, c'est selon, a été vite donné par ce dernier pour appeler les parties civiles à revenir au procès. Que cache ce geste emprunt de menaces à l'égard des populations qu'on accuse déjà de vouloir ériger des barricades ? Pourquoi ce brusque acharnement du pouvoir à voir ce procès se tenir ? Pour lier les gestes à la parole, la compagnie d'Intervention de la police nationale a été placée en avant poste au centre culturel français, arsenal anti-émeutes au poing. Pour les observateurs, ce déploiement de forces traduit ni plus ni moins la volonté du pouvoir de blanchir ses lieutenants privés de la possibilité d'aller faire leurs courses en France. Voilà une tendance à exorciser la violence qu'il y a chez les autres, sans se soucier de la sienne propre. Mieux, il y a un raffinement dans l'hypocrisie : chanter les louanges et broder le compliment de la Justice, tout en rafistolant un schéma de blanchiment.

Pourquoi avoir choisi, en violation des dispositions en la matière, des jurés dans une officine ? Pourquoi aussi ne pas retirer de la liste des jurés, le mari de Mme Ganongo Olou qui travaille à la présidence de la République, elle-même impliquée dans cette affaire ? Ce sont des questions auxquelles la partie civile a voulu que la Cour réponde et non le gouvernement qui les interprète d'une façon simpliste, en les présentant comme des manipulations politiciennes.

« Gouverner, c'est prévoir » a martelé le ministre Entcha-Ebia. Et d'agiter le spectre de la perturbation de la paix : « nous ne tolérerons pas que des gens sortent du pays pour aller faire des déclarations à l'extérieur », comme Touanga, qui est sorti librement du pays. Y a-t-il une disposition de la loi qui fait obligation aux victimes de croire en une justice dont elles soulignent les limites ? Le ministre a tout bonnement raté sa sortie.

Les premiers témoignages...

Mais au-delà des débats politiciens, le procès a le privilège de nous livrer les premiers témoignages des parents des victimes. Témoignages très pathétiques qui plus est. Peu à peu, la broussailleuse affaire prend forme. N'en déplaise au gouvernement qui tantôt, par le président de la République lui-même, tantôt par le ministre Akouala, nie toujours la réalité des disparitions malgré la reconnaissance de quelques bavures.

D'après certains témoignages, des victimes avaient été conduites dans des commissariats où justement elles ont disparu. Cette pratique a d'ailleurs été décriée par l'O.C.D.H qui accusait la milice cobra d'opérer des exécutions extrajudiciaires, à Pointe-Noire, à Nkayi et à Brazzaville.

En effet, dans ces villes, plusieurs personnes furent exécutées à leur retour au service sous prétexte d'être des cocoyes ou des ninjas. Les cas le plus pathétiques furent ceux d'un policier abattu en plein hôpital A. Cissé de Pointe-Noire en 1998, le sergent HERVE de la police de pointe noire et celui d'un certain Ngoma Jean, sergent-chef de son état, abattu en plein rassemblement à la Base aérienne, ou les massacres du lieutenant Mabika et du capitaine Nguimbi au port de pointe-noire. Bref ! Ces témoignages appellent nécessairement une confrontation entre les accusés et les parents des victimes. Ce qui est un exercice à la fois passionnant et délicat.

En attendant de voir « Vital » - lequel avait déclaré : « c'est nous qui avons détruit le Congo. C'est nous qui avons tué nos pères, nos mères et décimé nos familles... » - aller dans les détails de cette confession du 24 août 2003 à Linzolo, les deux parties doivent mettre un peu d'eau dans leur vin.

Pourvu que le verdict ne débouche pas sur une responsabilité de l'Etat qui sera alors condamné à verser des hypothétiques indemnités aux parents. Car, à la vérité, la crainte des parents se situe à ce niveau. Voir un procès en absolution, un procès qui se termine dans un nuage fumeux du genre « ces officiers ont agi sous couvert de l'Etat ». Dans ce cas, que le président de la République, censé incarné l'Etat, garant de la sécurité des biens et des personnes vienne à la barre. Au fait, n'était-il pas au courant que dans les geôles des ses gardes et autres agents de sécurité croupissaient des congolais qui étaient en sécurité en RDC mais que par ses discours rassurants il a appelés à l'abattoir ? Attendons qu'Adoua Blaise, longuement cité par les témoins crache le morceau. Certes, la partie civile déplore le fait que le président de cette Cour criminelle ait été parmi les artisans de la victoire électorale ( ?) de Denis Sassou Nguesso, et que celui-ci, en récompense, l'ait nommé en violation des dispositions constitutionnelles. Mais l'essentiel pour les parents et les congolais c'est que chacun se fasse en son âme et conscience une idée de cette page sombre de notre histoire.
# Posté le jeudi 04 août 2005 21:27

Les tueurs des 353 réfugiés nient les faits, mais la vérité triomphera un jour.

Les tueurs des 353 réfugiés nient les faits, mais la vérité triomphera un jour.
C'est sous les huées des parties civiles présentes à l'audience que le général Adoua a terminé la phrase rituelle que les accusés au procès du Beach semblent avoir apprise par c½ur : « Je ne reconnais pas les faits qui me sont reprochés parce que mes services n'étaient pas concernés par l'opération humanitaire de retour des réfugiés » a-t-il déclaré sous l'indignation presque générale.

Blaise Adoua, qui était à l'époque des faits chef de la Garde républicaine, est celui que les parties civiles désignent en priorité comme directement responsable des disparitions du beach.

Bien entendu, Charles Emile Apesse, le président de la Cour, n'a pas apprécié. Craignait-il que la fronde ne dégénère ? Il a exclu du prétoire les parents des victimes qui conspuaient le général.

Selon plusieurs témoignages des parties civiles en effet, l'ancien chef de la Garde républicaine, une unité d'élite placée directement sous l'autorité de la présidence de la République, serait directement impliqué dans les arrestations de réfugiés, dont les proches sont depuis sans nouvelles. Pourtant le général Adoua est venu expliquer que seuls cinq éléments de la Garde républicaine se trouvaient au port à l'époque. Que faisaient-ils là ? Ils étaient « chargés de garder le bateau présidentiel » a-t-il affirmé en prenant un air sérieux qui ne trompait pourtant personne.

« Nous n'avons pas de geôles dans les services de la Garde républicaine. Nous avons reçu en 1999 une mission du Comité international de la Croix rouge (CICR) qui voulait vérifier si nous avions des geôles pour détenir les personnes » a-t-il expliqué, ajoutant qu'il avait « reçu quelques parents qui se plaignaient de la disparition de leurs proches. J'ai reçu le colonel Marcel Touanga dont le fils aurait été arrêté et porté disparu. Je lui ai dit que son fils n'était pas dans nos services » a-t-il indiqué.

Il convient de noter que le général Dabira a également nié les faits : « Je me suis rendu personnellement au siège de la Garde républicaine où d'après le colonel Touanga, son fils serait détenu. Je n'ai pas pu me rendre compte de la présence de son fils (...) Je n'ai pas non plus remarqué la présence de geôles à la Garde républicaine où des dizaines de réfugiés seraient détenus ». Et de préciser : « le commandement militaire n'a pas donné l'ordre de massacrer les citoyens, ni mis au point un plan de massacre des réfugiés ».

Le commandant Edouard Tati, responsable du Service d'action spéciale de la Police nationale en 1999, avait lui aussi démenti son implication dans l'affaire.
Quelles affabulations machiavéliques, ne vous méprenez pas, ces réfugiés ont été massacrés sous l'instigation de cet homme.
# Posté le jeudi 04 août 2005 21:13