Mondial 2006:Les prostituées africaines aux premières loges.

Mauvaise publicité pour la prochaine Coupe du monde de football (9 juin-18 juillet). Depuis deux mois, différentes associations attirent l'attention de la communauté internationale sur le risque d'une recrudescence de la prostitution, notamment forcée, en Allemagne à cette période.

« Cette 18e Coupe du monde de football battra-t-elle tous les records en matière de racolage ? » s'interrogeait Le Monde dans son édition du 26 février dernier. En effet, depuis le mois de janvier, plusieurs associations internationales mettent en garde contre la recrudescence de la prostitution, notamment illégale, pendant cette grand' messe sportive prévue du 9 juin au 9 juillet dans douze villes allemandes. Trois millions de spectateurs sont attendus, en majorité des hommes, et, pour Interpol, il est « avéré » qu'« au moment des grands événements sportifs, les réseaux de prostitution mettent en place des structures spécifiques ». Selon un porte-parole de la police munichoise, quelque 2 000 prostituées travaillent dans la ville et ce chiffre pourrait être multiplié par trois pendant la Coupe du monde.

L'Allemagne, qui a légalisé la prostitution en 2002, permettant aux prostituées d'accéder à la sécurité sociale et de profiter d'un droit du travail, a décidé de canaliser cette recrudescence, si elle a bien lieu. A Cologne, les autorités ont prévu la construction, à proximité des stades, de « performance boxes », des petites cabines avec lit, douche et distributeurs de préservatifs et de snacks. Dortmund a opté pour le « drive-in » accessible en voiture, dans des périmètres définis et surveillés. Hambourg va lancer une campagne pour promouvoir des « rapports sexuels de qualité ». Les journaux rapportent que les établissements du quartier « rouge » de Reeperbahn ont déjà recruté du personnel « saisonnier » pour la période. La mairie de Berlin va distribuer 100 000 préservatifs et un tract en anglais édictant les 10 règles de bonne conduite pour les supporteurs souhaitant passer un moment avec une prostituée. Les autorités de Bavière (dont deux villes, Munich et Nuremberg, accueilleront des matches) veulent obliger les clients des bordels à mettre un préservatif. Des panneaux seront installés dans tous les établissements.

Prostitution légale et illégale

A côté de ces initiatives publiques, certains privés se sont organisés pour profiter des sorties de matches. Comme les propriétaires d'Artemis, une méga-maison close de 3 500 m², qui peut accueillir 600 clients à la fois. Ouvert en septembre dernier, il se trouve à quelques stations de métro et 25 minutes à pied du stade olympique de Berlin. Difficile de savoir combien de filles vont faire le voyage en Allemagne pour se prostituer. Le chiffre de 40 000, colporté par la presse ces dernières semaines, est réfuté de toutes parts. Difficile également de faire la différence entre prostitution légale et illégale.

Daniela Tofoli, journaliste pour le grand quotidien paulista, la Folha de Sao Paulo, a rencontré en février dernier plusieurs prostituées brésiliennes qui se préparent à partir en Allemagne. Comme Marjorri, 25 ans, qui a remis à jour son passeport et acheté un dictionnaire portugais/allemand en prévision de son départ fin mai. Elle a déjà pris contact avec une maison close allemande. « Certains de mes clients vont assister aux matches là-bas, je vais donc avoir du travail garanti. En plus, je serais payée en euros. Je vais pouvoir gagner le double de ce que je gagne habituellement », explique la jeune femme. Si certaines femmes, comme Marjorri, partent volontairement, d'autres, au Brésil, en Afrique et en Europe de l'Est, risquent d'être victimes de réseaux de trafiquants.

Campagnes mondiales

Pour sensibiliser l'opinion publique sur ce phénomène, différentes campagnes internationales ont été lancées. Celle de Coalition contre la traite des femmes (CATW), « Acheter du sexe n'est pas un sport », l'a été le 25 janvier. L'ONG, qui fustige la prostitution illégale mais aussi légale, a mis en ligne une pétition en 6 langues pour « protester contre la promotion publique de la prostitution durant la Coupe du monde de football ». Le co-président de la Fédération allemande de foot, Theo Zwanziger, qui avait reconnu avoir « sous-estimé » le problème, est devenu le parrain de la campagne « Ab pfiff » (« Coup de sifflet final ») contre la prostitution forcée, lancée le 7 mars et orchestrée notamment par le Conseil national des femmes en Allemagne, une fédération d'associations féminines. « Ce n'est pas une campagne contre la prostitution ou les prostituées. Ce n'est pas non plus une campagne contre les clients ou le football », précise sa présidente Brunhilde Raiser.

Le Parlement européen réfléchit à la mise en œuvre d'une campagne européenne d'information et d'éducation du public sur la prostitution forcée des femmes lors de la Coupe du monde. Il préconise la mise en place, en Allemagne, d'un numéro vert pour les femmes en détresse. A part Theo Zwanziger, les responsables des institutions sportives, tout comme les sportifs, restent en dehors du débat. La Fédération internationale de football (Fifa) a juste assuré « qu'il n'y aura pas de prostitution dans et autour des stades ».
# Posté le mercredi 21 juin 2006 15:05

Le philanthrope et l'épicier.

Le philanthrope et l'épicier.
L'homme le plus riche du monde (sa fortune est estimée à 50 milliards de dollars), Bill Gates patron de Microsoft, a décidé de se retirer des affaires et de consacrer son temps et son énergie à distribuer une grande partie de la fortune qu'il a accumulée. Argent gagné, non point dans des transactions sur des cargaisons pétrolières occultes ou sur des trafics quelconques. Une richesse construite sur l'intelligence pure et la plus grande intelligence, aujourd'hui, est de la redistribuer.

Il en est tout autrement au malheureux Congo. Un Général reconverti dans l'épicerie a choisi une voie tout à fait différente. D'une origine tout ce qu'il y a de plus modeste, sans aucun génie reconnu mis à part celui qu'on lui a prêté à la Conférence nationale dans la disparition de deux de ses prédécesseurs à la tête de l'Etat, il a décidé de devenir un des hommes les plus riches du monde en créant de la richesse et du bonheur uniquement pour sa famille et ses banquiers. Sa fortune se constitue à grand pas et son secret, qui n'en est pas un, c'est le pillage intégral de ressources qui devaient favoriser l'épanouissement de tout un pays.

Le philanthrope américain, que la « Voix de la Révolution », radio nationale aurait pu traiter d'exploiteur capitaliste yankee, a déjà payé des impôts et des taxes dans son pays et dans tous les pays du monde où ses logiciels ont été vendus. Une partie de son argent va aller à l'Afrique et aussi au Congo pour combler, en particulier, les lacunes de l'épicier dans le domaine de la santé publique. Le slogan de ce dernier était : « Tout pour le peuple, rien que pour le peuple ! » Il est grand temps que cette mauvaise plaisanterie cesse.
« Tout pour le peuple, rien que pour le peuple ! ». Il est grand temps que cette mauvaise plaisanterie cesse !


Dans ce nouveau pays pauvre qu'est le Congo, il faut à tout prix et avant tout préserver la confidentialité du niveau de production pétrolière. Les partenaires étrangers présents au Congo ne contreviennent pas aux ordres venus du palais (1). Un seul opérateur communique à outrance sur le débit de chacun de ses puits : MAUREL & PROM. Manque de chance, c'est le producteur qui bénéficie d'un contrat de partage production particulièrement avantageux. Trop avantageux par rapport à ceux qui ont été signés avec AGIP et TOTAL qui reçoivent au-delà d'un seuil de prix de vente du baril, environ 30 dollars, près de 3 fois moins que MAUREL & PROM. Pourquoi pareil traitement de faveur ?

Du côte d'ENI–AGIP c'est l'omerta la plus totale, sans mauvais jeux de mots, impossible d'avoir cette année la moindre information. LIKOUAKA SA il en est de même bien évidemment. Une compagnie avec actionnaires fantômes a obligatoirement une production aussi fantôme. Quant à TOTAL, sa part de production dans le monde en 2005 a subi, du fait des accords de partage production, une baisse de 5%. En effet, plus le prix du baril augmente et moins la compagnie pétrolière française récupère de barils pour son propre compte. Malgré cela, au Congo en 2005, TOTAL a reçu 5.000 barils/jour d'équivalent pétrole supplémentaires (95.000 barils au lieu de 90.000) ce qui implique que TOTAL aurait opéré 30 à 40.000 barils de plus cette même année. Au premier trimestre 2006, la production mondiale du pétrolier français a subi le même phénomène de baisse de sa part du fait de la hausse persistante du baril à 70 dollars.

Le champ de Nkossa, dont l'huile de grande qualité ne subit qu'une décote infime par rapport au Brent, a fait l'objet d'efforts particuliers pour relancer son niveau de production. D'après les informations qui nous sont parvenues, TOTAL produirait actuellement sur ce champ 70.000 barils. Pour tenir compte du haut niveau du prix du baril de pétrole, nous avons remis à jour un document que nous avions publié l'été dernier.

D'après nos calculs et surtout nos estimations, du fait du secret instauré sur la production, l'épicerie devra gérer 5 à 6 milliards de dollars (2.500 à 3.000 milliards de FCFA) de revenus pétroliers cette année 2006. Différentes hypothèses de production sont avancées. Une chose est sûre : l'épicier n'est pas un philanthrope et si rien n'est fait nous continuerons à ne pas voir la couleur du pétrole produit au Congo
# Posté le mercredi 21 juin 2006 15:01

Hausse des produits pétroliers à Brazzaville.

Hausse des produits pétroliers à Brazzaville.
De retour des USA et après quelques jours passés, c'est un rituel, au Maroc pour une visite privée - c'est-à-dire qui ne concerne en rien les Congolais et à propos de laquelle ils ne doivent rien savoir -, Sasssou a annoncé, entre quelques considérations sur le football (" Mon coeur bat pour l'Afrique, c'est évident, mais je reste grand supporter du Brésil ", a-t-il révélé)

une hausse prochaine des prix des produits pétroliers.
Il s'agit d'éviter la fermeture de la raffinerie Coraf, a-t-il expliqué. « Au Congo, les prix des produits pétroliers sont fixés sur la base d'un baril de brut à 25 dollars américains alors qu'actuellement le même baril se négocie à 70 dollars sur le marché international. Il est donc crucial d'ajuster ces prix pour sauver notre raffinerie qui accuse aujourd'hui un déficit de 40 milliards de F CFA pour n'avoir pas suivi l'évolution du prix du baril » a-t-il souligné ajoutant que « pour que la raffinerie ne ferme pas, il faut que le Gouvernement fasse la subvention. Il faut toujours avoir la possibilité de faire ces subventions, ce que les partenaires du FMI et de la Banque mondiale n'acceptent pas parce qu'ils considèrent cela comme de la mauvaise gestion. Mais, le Gouvernement ne peut pas aussi agir de manière désordonnée. En réalité, il a été demandé cette année au Gouvernement de réduire le déficit de la CORAF de 20 milliards de francs CFA sur les 40 milliards de francs CFA ».

Par ailleurs bien que « l'homme des masses » ait promis « une hausse graduelle pour éviter une flambée des prix des autres denrées de première nécessité », la presse a déjà révélé que le litre d'essence sera vendu à 495 F CFA (0,75 euro ou 0,94 dollar) contre 435 F CFA actuellement, tandis que le prix du litre de gasoil est fixé à 345 F CFA (0,53 euro ou 0,66 dollar) contre 295 F CFA.

Le prix du pétrole lampant demeurerait à 270 F CFA (0,41 euro).

On observera que c'est pour la première fois, à notre connaissance, que le propriétaire du palais de Mpila, très pudique en la matière, évoque en public la hausse du baril à 70 euros. Et, comme on le voit, il ne s'agit pas pour lui de proposer par exemple une augmentation des salaires dans la fonction publique eu égard aux formidables revenus générés par la hausse du brut (environ 150 milliards de FCFA tombent désormais tous les mois dans les poches du pouvoir). Non, il parle du baril à 70 dollars pour justifier une hausse du prix de l'essence et du gasoil. Mémoire sélective « l'homme des masses » ?
# Posté le mercredi 21 juin 2006 14:57
Modifié le dimanche 03 juin 2007 15:22

La corruption au Congo vue du palais d'Oyo.

La corruption au Congo vue du palais d'Oyo.
Un matin pas comme les autres pour le général Sassou, Selon un témoin, le président congolais, en colère, a failli gifler l'opérateur, un responsable d'Italget qui tentait de se justifier (...) Le chef de l'Etat congolais organisait une visite des chantiers lancés il y a plusieurs mois, pour s'imprégner personnellement de l'état d'avancement des travaux ". Dure dure la " Nouvelle Espérance " !... Quand le serpent se mord la queue.

Dans les foula foula, bus, nganda, bureaux, bars à Brazza on ne parle plus que de cela. D'une affaire de vie privée au sommet de l'Etat en rapport avec un dirigeant étranger. Dignité et esprit de responsabilité obligent, nous nous refusons d'en rapporter les faits malgré un déluge d'émails que nous recevons à ce sujet. Chers lecteurs, gardons-nous de confondre opposition au pouvoir en place et dérive vers une gazette pour feuilletons type " Feux de l'amour " ou Dallas avec la famille Ewing. Soyons sérieux les amis...

Pour demeurer sérieux, disons qu'il ne faut jamais désespérer de nos dirigeants. Avouons-le : il y a du progrès. La corruption pour laquelle une majorité de Congolais paient depuis longtemps un lourd tribut vient d'être nommée et dénoncée par « l'homme des masses » en personne. Certains magistrats au Congo seraient corrompus, pense-t-il nous apprendre. C'est la découverte faite la semaine écoulée par... le premier magistrat du pays.

En visite sur certains chantiers de la « Nouvelle Espérance » (1), le propriétaire du palais de Mpila vient de constater avec effroi que rien n'avance : les hommes d'affaires, c'est-à-dire ceux à qui son régime a attribué des marchés, on se sait trop sur quels critères, sont payés mais se gardent d'exécuter les travaux.

" J'avais lancé une directive "

Mais c'est là une vieille rengaine remise au goût du jour ou un plat réchauffé, histoire de faire peut-être plaisir au FMI et à la Banque mondiale. En vérité ceux qui ont flairé la diversion et qui ont un peu de mémoire se rappellent qu'il y a bientôt deux ans, lors d'une tournée dans la partie nord du pays, le « vainqueur de la guerre » promettait, devant le constat des chantiers mort-nés, des " sanctions contre les opérateurs économiques véreux ". On sait ce qu'il en est advenu : après avoir été menacé physiquement par un de ses collègues, lequel était flanqué de ses miliciens, le ministre en charge du contrôle d'Etat a été purement et simplement limogé du gouvernement avec, en prime, la suppression de ce portefeuille ministériel gênant... Drôle de manière de suivre l'exécution de travaux. On n'évoque même plus ici le cas récent du préfet de la Sangha chassé par les populations pour avoir détourné de l'argent destiné à la réfection d'un hôpital et qui, aux dernières nouvelles, attendait de... rejoindre son poste. A l'inverse de Mounzéo et Makosso, ces deux militants des droits l'homme, que la " justice " de Mpila, pour une fois " efficace ", a écroué pour un différend qui ne concerne en rien l'argent public...

Par ailleurs la Codesa, alliance de l'opposition avertissait que « la prétendue municipalisation accélérée n'est qu'une astuce pour détourner à grande échelle les derniers publics. Il s'agit à travers celle-ci de créer des entreprises fictives appartenant aux hommes du pouvoir agissant par l'intermédiaire de prête-noms. Le spectacle des chantiers inachevés de Pointe-Noire et d'Impfondo, malgré les grosses sommes englouties, démontre toute cette magouille assurée qui consacre l'impunité ».

Et pourtant « l'homme des masses », misant sans doute sur l'oubli de la population, s'empresse aujourd'hui d'accuser les magistrats : « Depuis Gamboma en 2004, j'avais lancé une directive en invitant les opérateurs économiques qui avaient touché l'argent de l'Etat et qui n'avaient pas réalisé leurs travaux à les exécuter. Certains d'entre eux ont été mis à la maison d'arrêt, mais des magistrats corrompus les ont libérés. Ces magistrats ne sont pas en dehors des lois et règlements de la République. J'ai mis en place un Conseil supérieur de la magistrature pour, entre autre, sanctionner les magistrats à tous les niveaux » a-t-il cru utile de rappeler...

« L'homme des masses » devrait méditer cette sentence : « Vous savez comment les choses fonctionnent dans ce pays. Plus personne ne travaille. Le truc c'est trouver des motifs pour soutirer un peu de pétrodollars au clan. Il faut bien vivre ! Et pourquoi se fatiguer alors qu'eux n'ont pas besoin ? ». Ces propos, cyniques, sont ceux d'un « opérateur économique » de la place. Nous nous étonnions devant lui du fait que le Premier ministre devait traverser le pays du nord au sud pour inspecter le moindre chantier de la République, comme si le chef de l'Etat ne lui avait pas délégué d'autres pouvoirs.

Il faut le savoir : les chantiers dans ce pays ne peuvent commencer et progresser sans que le chef de l'Etat ou le Premier ministre ne se déplace ou ne menace de prison les chefs d'entreprises nationaux (mal) désignés pour leur mise en œuvre. Ce sont les réalités de cette « Nouvelle Espérance » qui attribue les marchés à des opérateurs improvisés proches de son clan. Par le passé on a vu ainsi le Premier ministre se déplacer en personne à Pointe-Noire pour s'assurer de l'avancement de la construction de simples paillotes. Les paillotes qui composaient le village où avaient été reçus les... cinq marins de la course « La route de l'équateur ».

A Impfondo et dans nombre de localités de la Likouala les sages de ce département, visiblement peu au fait des moeurs en cours dans la République, s'étaient d'ailleurs émus du blocage des travaux de la « municipalisation accélérée ».

Un climat délétère

« J'ai décidé d'aller sur le terrain, question de changer le style » a encore proclamé « l'homme des masses » lors de sa visite, tout en se justifiant : « J'ai pensé qu'après tout ce que les Congolais ont dit dans le pays depuis la conférence nationale souveraine jusqu'aujourd'hui, qu'ils devraient prendre conscience. Il fallait la démocratie et la liberté dans le pays, mais aussi la discipline et le travail. J'ai observé depuis quelque temps, mais je constate qu'il y a quelques dérives ». Questions : hors les considérations discutables sur l'esprit de la Conférence qu'il a contribué à évacuer, à quoi servent donc le gouvernement, les services centraux, l'administration ? N' y a-t-il donc pas de ministères de tutelle pour suivre ne fut-ce que l'exécution des travaux ? M. Bouya, neveu du chef de l'Etat justement chargé des grands travaux au palais, ne se contente-t-il que d'attribuer les marchés, de brasser les billets de banque ?

Mais il est vrai qu'en matière de corruption l'exemple vient d'en haut. Qui donc prononçait les phrases suivantes lors de la réunion de son parti ? « S'il y a un élu à Okoyo par exemple, c'est moi qui l'ai acheté. Tous les élus de Talangaï, j'ai acheté les candidats (...) J'ai acheté nos concurrents ». Magistrats corrompus ? Veut-on dire qu'une affaire comme celle des « disparus du Beach » n'a pas été jugée par des magistrats honnêtes ?

A la vérité nos dirigeants devraient se rendre à l'évidence. Il règne dans ce pays un climat délétère qui seul explique y compris l'affaire de moeurs au sommet de l'Etat (vraie ou fausse), qui ne grandit personne, et dont les Congolais se gargarisent aujourd'hui. Un chef d'Etat, président de l'Union africaine, obligé de se transformer en inspecteur de chantiers, jusqu'à vouloir gifler un lampiste trouvé sur place, n'est jamais que l'avatar d'un système moribond dont il est urgent non pas de réformer mais de se débarrasser au plus vite. Car visiter des chantiers entre deux voyages ne suffit plus. Il faut gouverner ce pays. L'avenir de nos enfants en dépend.

(1) Selon une dépêche d' l'agence chinois XINHUA « Le président du Congo- Brazzaville Denis Sassou-Nguesso a fustigé récemment à Brazzaville le comportement des opérateurs économiques qui ne respectent pas leurs engagements vis-à-vis de l'Etat congolais, et menacé de sanctionner les magistrats corrompus qui acceptent des pots-de-vin pour accorder la liberté à des opérateurs écroués pour malversations (...) La colère du président congolais est consécutive au constat de désolation qu'il a fait récemment à Ouenzé (5e arrondissement de Brazzaville), où l'entreprise Italget Construction [appartenant à M. Obambi, sauf erreur, Ndlr] commise pour la construction de l'hôpital de référence a reçu 817 millions de francs CFA sur 1,3 milliard de francs CFA du coût global du chantier, mais n'a même pas exécuté le tiers des travaux démarrés en 2002.

Selon un témoin, le président congolais, en colère, a failli gifler l'opérateur, un responsable d'Italget qui tentait de se justifier (...) Le chef de l'Etat congolais organisait une visite des chantiers lancés il y a plusieurs mois, pour s'imprégner personnellement de l'état d'avancement des travaux.

Il a demandé la mise sous surveillance directe des responsables des entreprises compromis, et instruit le gouvernement de convoquer, dans des brefs délais, les responsables de toutes les entreprises, en vue de faire le point et d'établir les responsabilités de l'Etat et de ces sociétés. Denis Sassou-Nguesso a dénoncé la mauvaise foi des magistrats qui accordent la liberté aux opérateurs économiques véreu
# Posté le mercredi 21 juin 2006 14:54

Le Général Ngouelondélé demande la démission de Sassou Nguesso.

Le Général Ngouelondélé demande la démission de Sassou Nguesso.
Le général de brigade à la retraite, M. Emmanuel Ngouelondélé Mongo, ancien chef d'état major de l'ancien président Pascal LISSOUBA, a demandé le 18 juin dernier en France, au Palais des Congrès de Versailles au cour d'un Conclave organisé sur le Nouveau ordre politique congolais, la démission pure et simple de M. Sassou Nguesso, son ancien allié entre 1972 et 1992 dont il a qualifié la gestion du pouvoir de clanique.

La démission de M. Sassou Nguesso est, selon M. Ngouelondélé la solution la plus efficace afin de libérer le Congo de sa misère imaginaire, au regard de la situation catastrophique d'un pays qui patauge dans une pauvreté sans précédente, exacerbée par une gestion clanique et pillarde.

M. Ngouelondélé avait auparavant, dans une lettre ouverte, appelé M. Sassou Nguesso à l'ordre quant à sa façon de gérer le pays. Pour lui, la gestion clanique du pouvoir soutenue par des courtisans politiciens proches des enfants et des cousins, est à l'origine des maux dont souffre le Congo.

A cela, s'ajoute l'impunité et la corruption car, constate tous, jamais un haut cadre n'a été inquiété au plus haut niveau pour avoir abusé des biens publics. Les ressources du pays sont pillées au vu et au su de tous les Congolais, comme si eux étaient plus congolais que les autres.

Des entrepreneurs véreux, amis des ministres ou des enfants du Chef encaissent des sommes exorbitantes pour des travaux publics inachevés depuis deux ans, sans qu'ils soient interpellés par la justice. Des parents « villageois » qui narguent tout un peuple, en construisant en quelques jours des châteaux dans les quartiers Nord de Brazzaville.

M. Ngouelondélé, comme tout vrai congolais d'ailleurs, est simplement sidéré devant ce théâtre ahurissant. Il ne reconnaît plus son frère d'arme et parent. Il dit aimer le Congo et le reconstruire avec de braves gens, qui ne brilleront pas par l'égoïsme et la stupidité. Les Congolais souffrent, ils attendent des promesses qui n'arrivent jamais. Même les plus essentiels, tel que l'eau et l'électricité.

M. Ngouelondélé qui peint la situation catastrophique du Congo baignant dans une corruption au détriment d'un peuple à l'agonie, appel à une prise de conscience collective, pour un changement de régime politique à court terme.

Il a appelé les Congolais à s'unir pour sortir le pays des mains de ceux qui ne pensent qu'à leurs intérêts égoïstes.

Selon lui, le président du Congo, M. Sassou Nguesso favorise les membres de sa famille et de son clan au préjudice de la gestion de l'Etat. Une idée qu'il appui par l'indignation en avril dernier du président de l'Assemblée nationale du Congo-Brazzaville, M. Thystère Tchicaya qui dénonçait la mauvaise gestion des ressources du pays par le gouvernement.

Par ailleurs, à défaut d'une démission qui honorerait le président Sassou, le général exige des élections anticipées.

M. Ngouelondélé promet d'engager les réformes que le président Sassou n'a pas mises en œuvre. « Les Congolais ont un besoin urgent de paix, de sécurité, de justice sociale, de développement, d'écoles, de centres de soins, de transports publics de qualité, d'électricité et d'eau sans interruption ... », peut-on lire dans un communiqué.

Le communiqué précise qu'un conclave du même type se tiendra, dans les tous prochains jours à Brazzaville.

Souhaitant qu'il se tienne, car peu avant cette déclaration en France, les autorités préfectorales de la ville capitale, notamment le préfet du département autonome de Brazzaville, M. Benoît Moundelé-Ngollo s'était opposé à la sortie officielle de son cercle politique.
# Posté le mercredi 21 juin 2006 14:49